Revue d’idées et d’opinion

 
Pour me rapprocher 
de tous les autres, 
la distance 
qui me sépare de moi-même.
 
 
 
 


VIENT DE PARAITRE
     


temps marranes
revue d’idées, de recherche et d’opinion

Claude Corman et Paule Pérez

Fondateurs et co-directeurs de la publication

tm n°3

24 €


Déjà quinze numéros et un hors-série en version électronique de

temps-marranes.info

Les cinq premiers numéros électroniques ont été publiés dans la première édition papier, TM 1, parue en janvier 2009. Les numéros électroniques de 5 à 9 inclus, parus au cours de l’année 2009, ont été rassemblés dans la deuxième édition papier, TM 2, parue en février 2010.

2010 et 2011, deux hors-série papier : « Contre-culture marrane, ses apports aux questions contemporaines », de Claude Corman et Paule Pérez, puis « Dialogues de la Madrugà », de Claude Corman et Bruno Lavardez.

Le présent numéro, TM3, rassemble les numéros électroniques 10 et 11, 12, 13, 14 et 15, parus entre avril 2010 et mai 2011.




claude corman
paule pérez

  

contre-culture marrane
ses apports aux questions contemporaines




tm hors série
15 €


Notre époque vit un étonnant paradoxe : elle veut tout à la fois effacer les signes distinctifs des peuples en les assujettissant aux contraintes d’une civilisation techno-marchande globale, et multiplier des loges de reconnaissance aux myriades de cultures qui ont façonné le visage de l’humanité pré-moderne. Dans cet esprit, la culture européenne, peut-être plus que toute autre, souhaite réconcilier sa matrice hégémonique, héritière du christianisme et des Lumières, et l’imaginaire propre et éclaté des minorités enracinées de longue date sur ses terres, ou issues plus récemment de la décolonisation.

Le projet européen privilégie toutefois la dimension muséale, patrimoniale ou commémorative des identités, et se méfie de tout ce qui manifeste intempestivement la vitalité et la résistance des cultures « étrangères ».  

Autrefois doublure clandestine et infirme du judaïsme séfarade, le marranisme nous a paru éclairer d’une façon tout à fait originale et créative cette épineuse confrontation qui tourne le plus souvent à la discorde. En ne cherchant aucune voie facile de résolution ou de dépassement, mais en s’installant au cœur même de la contrariété, la contre-culture marrane peut sans doute rénover et étendre le principe de laïcité qui régit le projet européen moderne.



temps marranes
revue d’idées, de recherche et d’opinion

Claude Corman et Paule Pérez

Fondateurs et co-directeurs de la publication

tm n°2

18 €


Dans marrane, nous avions entendu le mot marrant. L’indice d’une culture de la plaisanterie pointait ainsi sous les reliefs d’une existence divisée, ballottée, secrète et suspecte. On a suffisamment développé les traits du « marrane » pour ne pas y revenir. Toutefois, de manière régulière, presque attendue, il est fait grief au marrane moderne de rester une identité mutilée, volontairement mutilée dans des temps qui sourient à nouveau et permettent le plein épanouissement des croyances, des cultures, des identités. 
Alors, des mutilés, les marranes ? Oui, assurément comme tous les humains convoqués, unanimement, aux banquets quotidiens de l’information universelle et qui n’ont plus les oreilles suffisamment fines pour entendre dans tout leur éclat et leur étincelante vérité les récits de leur Tradition. Des mutilés qui, sans avoir complètement perdu leurs oreilles, n’ont pas renoncé aux rencontres exigeantes et troublantes de la scène publique du monde, des mutilés qui savent néanmoins que la lucidité ne vaut rien sans la sagesse, et que l’intelligence logique dépérit quand elle n’est plus nourrie par l’esprit in-temporel des contes, des récits et des légendes.

Les textes, articles et poèmes présentés dans ce nouveau numéro de TM sont en ce sens des textes « européens ».
       



temps marranes
revue d’idées, de recherche et d’opinion

Claude Corman et Paule Pérez

Fondateurs et co-directeurs de la publication

tm n°1

18 €


Temps marranes, parce que nous vivons des (ou dans des) temps marranes, c’est dire des temps de rupture, d’exil, de déracinement, de confusion des langues, des croyances, des sexes, mais qui néanmoins font surgir ce qu’ont d’émancipateur, de subversif, de facteurs d’espoir, des temps qui confrontent ainsi les êtres, tous les êtres à des contradictions intimes, à des convertibilités inattendues, à des paroles désajustées et inquiétantes, à des rencontres naguère improbables, dans un ensemble dialectique et en suspension. 

Le marrane, ce serait celui qui toucherait du doigt la maladie du sérieux et de la suffisance, qui crisperait toute croyance ou corps de paroles, exposée aux bruits et faits de son environnement, autant que la maladie du nihilisme qui, ayant fait main basse sur une époque, se paie désormais avec les agios du cynisme, du consumérisme fébrile et agité, d’un fantasme de jouissance sans fin et d'un athéisme grossier.


u
n rêve de paix / a dream of peace

claude corman et paule pérez
version anglaise : brenda turnnidge


Sur le conflit israélo-palestinien tout semble avoir été dit. Cependant, bien que nous vivions hors du périmètre, nous prenons le risque d’apporter une réflexion de plus pour la paix. En proposant une étape préalable ou parallèle au travail politique engagé. A-côté des négociations qui doivent se poursuivre, nous en appelons en effet à une démarche de pardon réciproque, à une considération mutuelle des deux peuples : pour créer les conditions d’une dynamique capable de subvertir la haine, de faire reculer les rancoeurs. En-deçà ou au-delà des tractations matérielles nécessaires, nous osons parler d’une voie immatérielle, qui ferait place à la possibilité d’existence, des deux peuples dans la région. En ce conflit, comme à d’autres moments de l’histoire, la volonté de paix et le désir de faire barrage à la haine ne constituent pas systématiquement, comme certains le croient dans chacun des deux bords, un aveu de faiblesse. Et, si l’espoir nécessaire à toute existence relève aussi du rêve, alors c’est en ce sens que ce texte devrait fonder notre rêve de paix.

Concerning the Israeli-Palestinian conflict, eveything seems to have been said. However, since we live outside the area, we run the risk of delving deeper into reflection for the sake of peace. We, in fact, propose a preliminary or parallel stage to the political work involved. Besides the negotiations which should follow, we call for an approach to reciprocal forgiveness, mutual consideration on behalf of the two peoples. The aim would be to create the conditions for a dynamic capable of reversing hatred, and then push back rancour. Both from this side or beyond the necessary material negotiations, we dare to raise the question in its immaterial form, thus making room for the possibility of existence for the two peoples in the region. In this conflict, as in other moments of history, the will for peace and the desire to build a barricade to hatred are not, necessarily, an admission of weakness, as some people on both sides believe. And, if the hope, necessary for every existence, is built on dreams, then this text should be the foundation of our dream of peace.

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