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Carthage, mais aussi Thèbes, et encore, Troie. Des
villes détruites en Méditerranée. Nous avons toujours en tête ces
multiples récits qui nous laissent parfois dans la stupeur : celle de
l’inexorable enchaînement de circonstances qui frappent Œdipe, autant que la
destruction de Thèbes par Alexandre, le périple d’Enée depuis l’effondrement de
Troie jusqu’à sa passion supposée pour Elissa, ou encore l’audace historique
d’Hannibal défiant Rome avec ses éléphants.
Il y a
de quoi s’interroger sur la portée symbolique, sur la « trace »
laissée par toutes ces narrations. Et, à-côté des drames programmés que
traversent leurs héros, comme individus, pourrait-on, de ces matériaux, extraire aussi l’idée d’ un « destin
des villes » ?
C’est
la question que je me suis posée…Avant de me laisser entraîner ailleurs :
dans une sorte de confusion des lieux et des temps, où se sont entremêlés les
souvenirs d’enfance, les leçons de latin, les études de philo, avec
l’expérience de la psychanalyse. (Photo
famille paternelle 1951)
Cette
indistinction, ou peut-être, ce contrepoint, se sont accompagnés en moi d’un
« sentiment océanique », plus propice à la rêverie et à la méditation
qu’au travail érudit.
Climat
intérieur intimement associé à ce qu’on ressent parfois à la contemplation de
la ligne d’« horizon fluide »
de « notre mer », comme inscrit en sa lettre même, écoutez : médite- erre…n’y entend-on pas alors :
Médit-err-année ?
« Au commencement, je n’ai pu m’empêcher de songer… »
Sur la trace d’Hannibal
Au commencement, je n’ai pu m’empêcher de songer à la
prodigieuse expédition vers Rome d’Hannibal.
Comme on le sait, arrivé aux portes de la ville, il se
montra avec son armée et ses éléphants, mais dans Rome, il n’y
entra pas. Faute d’équipements ou de
ravitaillement pour tenir un siège, selon certains commentateurs, alors que
résonne encore jusqu’à nous l’écho du reproche de l’un de ses
généraux (Maharbal) : « tu sais vaincre Hannibal, mais tu ne sais pas
profiter de ta victoire » ! Choix pragmatique ou conduite d’échec,
que cette « non-entrée » dans Rome qui n’appela donc pas de
fausse sortie ? Cela c’est le discours de l’Histoire et la langue des historiens…
Mais il s’agit plus probablement d’autre chose, quelque chose d’intérieur dont
Hannibal lui-même aura emporté le secret.
Quoiqu’il
en soit, la date de la capitulation d’Hannibal à Zama, 202, av.J.-C., est
gravée en moi. Et même si j’ai appris son histoire par les auteurs romains,
« naturellement » partiaux, pendant les cours de latin au lycée, ni
Tite-Live ni les autres ne m’auront empêchée de faire d’Hannibal
« mon » héros !
Qu’est-ce
qui me touche, au juste, chez Hannibal Barca ? D’abord la
signification de son nom : pour son prénom,
« Hanni »-« Baal », qui a la faveur du dieu Baal, pour son
patronyme, « Barca » de Barak, foudre : il y a là comme le rébus
d’un « fatum », qui se confirma par la promesse faite à l’âge de 9 ans à son père Hamilcar, celle de
« toujours haïr Rome ». Promesse tenue jusqu’à l’absolu
anéantissement (celui de la promesse elle-même et celui de son émetteur).
Fidélité,
audace, intelligence stratégique… auxquelles s’ajoute la dignité, portée à
sa plus haute conception : qu’on se souvienne du discours qu’il prononça
devant les soldats romains pour leur expliquer qu’il ne menait pas une guerre
d’extermination mais une lutte d’influence. Dignité aussi, le choix de son
suicide du côté oriental de la Mer, lorsqu’il fut lâché par son ultime allié
(Prusius de Bythinie) après son éloignement exigé par Rome…
J’entends encore l’exclamation de mon amie la jeune
philosophe italienne Caterina Rea : « mais qu’est-ce qu’ils
mangent les éléphants ? » Combien de
tonnes d’herbe ont mangé les mastodontes ? Quand et comment se les est-on
procurées ? Les femelles, s’il y en avait, ont-elles eu ou porté des
éléphanteaux au cours du voyage ? Et de fait, ces questions, bien
qu’enfantines, sont pertinentes dans toute leur trivialité. Elles touchent à
tout ce qu’il aura fallu de génie logistique au jeune chef de guerre…Et d’une
manière générale, ces aspects en creux de la grande
histoire nous intéressent autant que les événements centraux,
datés ou marqués.
Hannibal
avait tout du héros romantique pour
susciter l’identification d’une adolescente (que je commençais à devenir).
D’autant que cela se passait à un moment où mon monde basculait : l’année
de mon entrée en sixième et de ma découverte de l’histoire de Carthage
coïncidait avec celle de l’Indépendance tunisienne, les Français quittaient le
pays tandis que le peuple recouvrait sa souveraineté…
« Retournons à Carthage… »
Des oliviers « vieux de deux mille ans », pérennité, proximité
de Carthage
Retournons
à Carthage. Tous ceux qui ont vécu dans les parages de vestiges antiques savent
que ces vestiges ont une vie propre. C’est là que, à l’âge de trois ou quatre
ans, je passais ces après-midis d’été en compagnie d’autres enfants. Munis de
seaux et de pelles, nous creusions consciencieusement le sol… Nous trouvions au
milieu des cailloux des pièces de monnaie romaine, parfois des fragments de
sculpture, de lampes à huile, de flacons, et nous jouions au marchand avec ces
« bouts d’archéologie » qui pour nous n’étaient que des objets usuels
« un peu cassés ». Si le coup de pelle était plus profond, alors nous
trouvions des choses puniques.
Nous
passions, comme le reprend le titre d’un film récent, « L’été à la
Goulette ». Lorsque je devins un peu plus grande, il arrivait que mon père
m’emmène à Carthage l’après-midi en passant par le bord de mer. La toponymie
des alentours commémorait des figures historiques ou littéraires et
témoignait de la diversité des origines : les quartiers s’appelaient Hamilcar,
Salammbô (du personnage de Flaubert), Kheireddine, Sainte-Monique…
S’il ne
faisait pas trop chaud, nous poussions jusqu’aux maisons romaines, avec leurs
mosaïques presque intactes (qui sont aujourd’hui préservées au Musée du Bardo).
Sinon la balade se terminait par la visite du Musée océanographique de
Salammbô. Ses animaux marins, la
fraîcheur des lieux, le silence et la paix de ses aquariums, me donnaient cette
impression de « vie devant soi » et de temps arrêté que peuvent
ressentir les enfants. Et donc d’éternité.
Ces
Romains, et ces Carthaginois antiques ne nous paraissaient pas plus lointains
que nos grands-parents morts avant notre naissance, dont nous connaissions les
tombes au cimetière du Borgel, puisque nous retrouvions sur ces terrains des
objets qui auraient pu être les leurs
au quotidien. (photo grand-mère paternelle
1949). Ne disait-on pas d’ailleurs que les oliviers de la colline de Byrsa
avaient été plantés par les Romains ? Pour moi, tout cela ne faisait pas de différence. D’ailleurs, le soir venu, nous
rejetions ces jouets de fortune, en prenant garde à ne pas oublier…les seaux et
les pelles!…
La ville révélait ses strates de passé, sur un mode aléatoire, comme un
« retour du refoulé ». Et ainsi s’entrelacent les histoires
individuelles et l’Histoire tout court. En ce qui nous concerne, nos ancêtres
étaient là depuis des siècles, qu’il s’agisse de ceux qui avaient accompagné
les navigateurs Phéniciens, de ceux qui auraient quitté Jérusalem après la
destruction du temple avec une pierre qui, selon la légende, fut la première de
la synagogue de Djerba, qu’il s’agisse de ces anciens marranes qui gagnèrent
directement l’Empire ottoman après leur bannissement par l’Inquisition des rois
catholiques, ou encore de ceux, portugais pour un bon nombre, qui étaient
passés auparavant par diverses villes méditerranéennes, pendant quelques
décennies, notamment par Livourne, et ceux-là avaient encore la nationalité
italienne au vingtième siècle (c’était le cas de ma grand-mère
maternelle).
Nous étions nés dans la nationalité tunisienne. Par le
jeu des tensions politiques et de la place devenue intenable des juifs pris en
tenaille entre les Français et les Tunisiens, mon père demanda en grand secret
la nationalité française en 1958 et nous l’obtînmes en 1960. Aussi, il advint
un temps où je commençai à éprouver combien il
est étrange de se sentir devenir un étranger dans son pays natal. (Photo carte d’identité consulaire 1960).
Précisément le 5 juillet 1960 (et cette communication est présentée le 5
juillet 2008 à Perpignan…), nous partîmes, comme on disait alors :
« définitivement ».
Je me
suis promis - non, pas de haïr qui que ce soit, comme cela avait
été requis d’Hannibal - je me suis promis de ne pas céder à la nostalgie lorsque, me retournant sur la
passerelle de l’avion à l’aéroport Tunis-Carthage, je croisai pour la dernière
fois le regard de ma grand-mère Emilie Lombroso qui pleurait derrière les
vitres. Ce fut instantané : la nostalgie, je l’ai mise sous séquestre, et
de là s’est déclenché mon questionnement sur l’exil, et le deuil, comme nœuds de l’Histoire, des migrations et
des parcours singuliers.
On se souvient de cette phrase de Spinoza que j’ai découverte plus
tard dans son Traité théologico-politique, phrase sur laquelle j’ai
longuement travaillé : « ne pas railler, ne pas déplorer et ne pas
maudire, mais comprendre ». En 1999, j’ai appris, par une jeune femme
tunisienne rencontrée sur la plage de Gammarth, que sur la base de ce musée,
s’était créé un Institut de Recherche de pointe. Cette scientifique de la
Tunisie moderne y était chargée d’étudier « le stress chez les poissons
d’élevage » : les temps changent, les peuples migrent... Mais comme
dit un autre philosophe, j’ai cru alors comprendre que la terre, elle,
« la terre ne se meut pas » (Ed. Husserl).
« Thèbes,
Troie, Carthage… »
Et encore le « destin des villes » !
Thèbes,
Troie, et Carthage, trois « villes détruites en Méditerranée». Brûlées, rasées, mises à sac, dévastées,
qui ont donné lieu à des « cycles » et à des épopées, imbriqués les
uns dans les autres. Ecrits dont on dégage un «récit de fondation» (voire plusieurs). Et dans les trois cas, on
trouve invariablement un individu auquel il est arrivé une catastrophe, une
sorte de trauma initial qui a
déclenché un départ.
Ainsi,
Cadmos, un Phénicien déjà, avant de devenir le fondateur de Thèbes, part à la
recherche de sa sœur Europe. Dardanos, fondateur de la dynastie troyenne, fuit
un déluge. Quant à Elissa (l’errante), autre Phénicienne, celle que les Grecs
appellent Didon, elle fuit la violence de son frère Pygmalion, assassin de son époux
qui était grand prêtre à Tyr. C’est après la défaite de Troie, que, sur ordre
des dieux, Enée part fonder Rome. Qui des
siècles plus tard détruisit « en réalité » Carthage.
Les
« fondateurs » ont un statut d’exception, ce sont des princes qui ont
tous partie liée avec les dieux. Sophocle ne décrit-t-il pas Thèbes comme
« la seule cité ou des mortelles donnent naissance à des
Dieux » ? Les mortels essayent de les embobiner, de négocier avec
eux, ils leur font même des promesses qu’ils ne tiennent pas. S’y ajoute la
part de l’inéluctable, ce qui nous échappe quoiqu’on fasse - la plus exemplaire
à cela étant celle d’Œdipe, qui par l’oeuvre de Freud est devenu la figure
universelle, « anthropologique » qu’on sait. Les récits comportent
aussi en commun de nombreux actes de violence
faite aux femmes, que celle-ci implique ou non le viol consommé : Elissa
voit son époux assassiné par son frère qui confisque le trône qu’il devait
partager avec elle. Plus tard Enée l’abandonne pour un « intérêt
supérieur », entraînant son suicide.
A
Troie, Hésioné est enchaînée à un rocher entièrement nue et parée de ses
bijoux, offerte en sacrifice pour sauver la ville. Hélène est enlevée par
Pâris, et, on s’en souvient, Europe est enlevée par Zeus. S’exposant aux
vengeances divines, les mortels entraînent leurs villes et leurs peuples dans
leur folie, leur délinquance et leurs « dérèglements ». Inéluctable,
défi aux dieux, rêve de pouvoir, servent de révélateurs à l’omniprésence d’une
pulsion de toute-puissance, au risque
permanent de conflits, trahisons perverses et démesure (ubris), à la mesure
même de leur instinct de mort…
« Quoi d’étonnant à ce que la métaphore
animale… »
L’effet
« bœuf » de l’alphabet et l’Europe
Quoi
d’étonnant à ce que la métaphore animale s’en trouve ici « filer bon
train » ? Notamment il est souvent question de taureaux, de bœufs, de
vaches ou de génisses.
C’est
par un taureau gambadant sous la
forme duquel se cache Zeus, qu’Europe est enlevée. Nul n’ignore la ruse
d’Elissa, à qui le roi numide a accordé un territoire « aussi grand que
pourrait en recouvrir une peau de bœuf »,
peau de bœuf qu’elle découpa en
lanières, dont elle entoura un territoire « « suffisant pour s’y
établir ». Egaré dans la quête de sa sœur, Cadmos doit, sur ordre de
l’oracle, suivre la génisse qu’il
trouvera dans une prairie, et fonder une ville là où elle s’arrêtera.
L’animal,
et notamment le bovidé, est diversement
une monnaie d’échange, une incarnation divine, un instrument de ruse, un
signalement, c’est-à-dire un représentant pour un autre signifiant. Qu’on
se souvienne d’ailleurs de la lettre de Freud à Fliess du 4 juillet 1901, où
celui-ci écrit à son ami que dans un lointain et archaïque héritage judaïque,
se trouve probablement le culte d’une figure primordiale de taureau.
C’est
au point que la métaphore bovine, reprise « morphologiquement », a
fait que la tête à cornes, celle du bœuf, a donné lieu à sa représentation dans
la lettre « aleph », qui, en tant que première lettre de l’alphabet - par lequel ce mot même se
prononce, relie l’animal aux
« commencements », à la « fondation ».
«Ces
récits sont-ils la préfiguration… »
Pourquoi la Méditerranée
Ces
récits sont-ils la préfiguration des clivages ultérieurs en Méditerranée :
Orient/Occident, Chrétienté/Islam, ou encore la part des oppositions
Nord/Sud ? On peut le croire, tant la distinction théorique, l’organisation disciplinaire des savoirs,
l’analyse culturelle, semblent nous y porter depuis longtemps comme dans une
immuabilité de répartition-partition.
Cadmos
signale pourtant déjà l’attrait phénicien pour des rives plus occidentales,
avec ce point « culminant » que représente la poursuite d’Europe
définitivement perdue : la quête du frère devient par une subversion du but à
atteindre, subversion instituée par la Pythie à Delphes, l’annonce d’une
fondation, qui sera Thèbes. Il est dès lors permis de voir dans le
« signifiant » Europe, non plus seulement le prénom de la sœur
disparue à jamais, mais aussi le substitut
d’une future contrée-sœur supposée, restant à découvrir, et qui ne se
serait donc pas appelée « Europe » par hasard… Et ainsi par Thèbes
les Phéniciens entrent de plain-pied dans la « culture » hellénique.
Carthage
dans cette optique, ne se trouverait-elle pas alors au lieu géométrique du croisement possible, n’en serait-elle pas
même un « topos » ?
Si nous
nous autorisons à pousser notre rêverie, cela pourrait nous emmener jusqu’à
changer notre regard sur le clivage institué entre le monde « grec »
et, disons, le monde « sémitique », mais aussi avec les autres
cultures de ces contrées plus ou moins disparues en tant que telles, qui se
sont fondues les unes dans les autres, et qui ont forcément « fait
trace » ici ou là d’une manière ou d’une autre.
J’ose y
inclure les conséquences des invasions inamicales et d’autres modalités de
croisements, notoires, non-dits ou insus…
Ce
clivage dont je parlais n’est peut-être pas à envisager comme une coupure - et il serait permis de voir entre ces mondes plus de
convergences ou de nouages que ceux auxquels nous aurait habitués la doxa. On
en aperçoit déjà. Des figures comme celles de Philon ou d’Augustin en
attestent.
Une
autre a retenu particulièrement mon attention, celle d’Apulée, numide nourri
aux études latines et à la philosophie grecque, quoique, dit-on, attiré par la
magie, passant aisément d’une langue à l’autre, avocat, conférencier, voyageur,
un tant soit peu gigolo aussi. Son fameux ouvrage « L’Ane d’or » est
considéré comme le premier roman en prose en latin. En tout cas c’est celui qui
est parvenu jusqu’à nous.
On peut
trouver d’autres exemples, au fil des siècles, pour peu qu’on s’y attache, je
pense en particulier aux personnages emblématiques créés par Lawrence Durrell
pour son « Quatuor d’Alexandrie », en qui se recoupent plusieurs
traditions de Méditerranée sans que pour autant, chacun y perde son héritage
singulier. Et c’est peut-être là, si l’on peut dire, que résiderait le
« génie » de cette région du monde.
L’un de
mes axes de recherches concerne la trace laissée par « l’événement marrane »,
et pas seulement chez les juifs bien sûr. Il s’agit bien en tout cela ici aussi
de croisements et de tensions. Une « autre » rencontre d’un
« autre » à un « autre » qui frapperait d’obsolescence
toute velléité de fantasme « identitaire » et originaire, de même que
toute croyance à la possibilité de « retour » à l’état
antérieur, à l’identité supposée première comme on le dirait d’une « forêt
primaire ».
Pour
conclure : ce n’est pas simplement parce qu’elle est le berceau de la
philosophie, ou encore parce qu’elle aurait fourni le mythe fondateur de la
révolution psychanalytique, que la Méditerranée nous intéresserait, et pas
forcément davantage, parce qu’elle abrite le symbole religieux monothéiste
majeur qu’est Jérusalem.
La
Méditerranée nous intéresse parce qu’avec ses « récits » nous pouvons
relier les points cardinaux, les faire converser, converger, et par ce geste,
plutôt que d’y voir les dissonances, il ne tient qu’à nous de souhaiter qu’elle
demeure au milieu des terres comme cela est dit chaque fois qu’on la nomme,
dans cette fonction médiatrice (médi-actrice)
: un creuset ou peuvent se rapprocher les mondes.
Paule
Pérez
Ce texte a fait l’objet d’une communication au
Colloque « Mythologies de Carthage » en ouverture des « Estivales »
de Perpignan (5 juillet 2008) – colloque organisé par la vile de perpignan et
le centre méditerranée de Littérature présidé par André Bonet.
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